Microfinance in Europe In most parts of the world, microfinance offers people excluded from formal financial services the opportunity to obtain microloans in order to generate income and engage in productive activities, often by expanding their small businesses. Though it is based on centuries-old systems of trust-based lending, the modern microfinance movement began as an economic development tool in the 1970s. It rapidly gained prominence in the 1980s and 1990s and is now successfully being implemented by schemes throughout the world; in Asia, Pacific, Africa, Latin America, and more recently in Eastern and Western Europe. Introduced in Central and Eastern Europe after the fall of the Berlin Wall, microcredit today is already represented by a dynamic sector. With the banking sector antiquated and unable to respond to emerging needs, microcredit has proved capable of filling the gap by providing transitional support for people needing to enhance their own livelihood. Within five or six years of the collapse of the Wall, microfinance institutions (MFIs) in Central and Eastern Europe and in the New Independent States had attracted more than 1.7 million borrowers and 2.3 million depositors, with an average client growth rate of 30% per year. In addition to the involvement of MFIs and NGOs in the provision of microfinance in Eastern Europe, commercial banks are increasingly interested in downscaling in order to provide microloans for the poor. The microfinance sector thus continues to expand and become more highly structured. In Western Europe, however, the sector’s growth has been more limited, despite increasing interest in its potential. Although microfinance has some deep roots through institutions such as the Raiffeisen Bank in Germany, lending charities in England, and the co-operative model of the “Casse ruralie” in Italy, it remains a fairly recent phenomenon in this region. Microfinance is mainly perceived in Western Europe as a tool for economic growth and social cohesion. Many small businesses and families lack access to financial services in spite of the existence of a dense and competent banking network. Financial exclusion is mainly concentrated among those suffering from poverty and social marginalisation. Micro and small enterprises form the core of the Western European economic system, they represent 99% of the 2 million start-up enterprises that are created every year. One third of these enterprises are launched by the unemployed. Consequently, these businesses have both an economic as well as a social impact. The ability of the banking system to reach and serve such small entities is therefore crucial to the achievement of general socio-economic improvement. Exclusion from banking services often constitutes a major obstacle to the launch of new business activities. In this context, the development of microfinance services, either by banks or other intermediaries, is needed to fill the gap. Microcredit can help foster entrepreneurship by facilitating business start-ups. Granting microloans to the unemployed and marginalised can make them economically independent players able to participate more fully in a financial society. Hence, microcredit plays an important role in contributing to the Lisbon strategy for growth, employment, and social cohesion, as defined by the European Union. To achieve these objectives microfinance in Western Europe requires support from the business sector as well as from the community development and social services sectors. Such services, such as working with volunteers to provide mentoring, are essential in ensuring the positive development of microenterprises. The importance of non-financial services is one of the characteristics of microfinance in Western Europe, a sector that still faces many challenges in growing and developing in order to reach more clients. To learn more about it, please read the following articles: Western Europe and the Rest of the World, Do we talk about same Practices ? by Philippe Guichandut, October 2006 Promoting Microfinance: Policy Measures Needed, by Jan Evers, October 2006 EMN Issue Paper "Status of Microfinance in Western Europe" de Jan Evers, Mars 2007 MUHAMMAD YUNUS PRIX NOBEL DE LA PAIX 2006 La puissance du capitalisme peut-elle contribuer à l’éradication de la pauvreté et à la réduction des inégalités ? Pour beaucoup, cela paraît impossible. Pas pour Muhammad Yunus. Le prix Nobel de la paix 2006 propose dans ce livre une nouvelle forme d’activité économique, complémentaire au modèle classique, permettant de produire des avantages sociaux en ayant recours au libre marché. Tout comme le microcrédit, qui concerne aujourd’hui plus de cent millions de familles dans le monde, ce que le professeur Yunus appelle le social-business pourrait profondément renouveler le capitalisme. Qu’est qu’un social-business ? Une entreprise qui gagne de l’argent mais qui n’est pas tendue exclusivement vers la maximisation du profit. Une entreprise qui consacre ses bénéfices à la diminution des coûts, à la production d’avantages sociaux. Une entreprise qui ne rémunère pas ses actionnaires. Utopie ? Les premiers social-business créés par le groupe Grameen témoignent du contraire. La nouvelle révolution à laquelle invite le professeur Yunus ouvre la voie à un capitalisme plus juste et plus humain. Le social capitalisme LE CAHIER DE GESTION DU MICRO-ENTREPRENEUR Pourquoi ai-je écrit ce guide? Pendant mes vacances en Afrique, plus précisément au Cameroun, mon pays d'origine, j'ai côtoyé plusieurs micro- entrepreneurs qui m'ont fait part des difficultés financières dans leurs micro-entreprises (problèmes du fonds de roulement). Je les ai aidés en faisant des micro-dons, sans leur expliquer comment ils devraient gérer leurs micro- projets afin de les rendre rentables. L'année suivante, je reviens en vacances les mêmes problèmes se posent ; il faut de nouveau les aider. Alors, je me suis dit qu'il doit y exister un problème de gestion. Les micro-dons ne sont pas une solution viable à long terme. Car contrairement au micro-crédits, les micro-dons ne favorisent pas l'esprit d'entreprise et ne responsabilisent pas les micro-entrepreneurs . Je me suis rappelé alors de ce vieux proverbe chinois « Si je te donne un poisson, je te donne à manger pour un jour. Si je t’apprends à pêcher, je te nourris pour toujours ». Sur ce j'ai commencé à donner des cours de gestion d'entreprise aux micro-entrepreneurs durant mes 3 semaines de vacances. Avant de reprendre l'avion pour l'Europe, je me suis promis d'écrire un guide de gestion d'entreprise dans un langage simple et compréhensif par tous, afin de pallier le manque d'informations de base sur la création et la gestion d'entreprise destinées aux micro-entrepreneurs et aux bénéficiaires de micro-crédits. À qui s'adresse ce guide? Ce guide, s’adresse à toute personne qui désire s’informer sur la création et la gestion d’une micro-entreprise dans un pays en développement, ou qui désire créer une micro-entreprise rentable pour sortir de l’assistanat et du « système D ». Celui qui veut réussir dans la création d’une micro-entreprise doit posséder des informations nécessaires et indispensables. Ce guide ne remplace pas une solide formation en création et gestion d’entreprise, il fournit simplement des informations susceptibles d'aider le micro-entrepreneur à réussir dans son projet. Il est conçu pour lui permettre d’éviter les erreurs de gestion les plus fréquentes. Grâce aux conseils qu’il contient, il est un excellent moyen de répondre à toutes questions préliminaires. Il indique de façon simple et avec un vocabulaire familier les différentes étapes à suivre pour créer une micro-entreprise. On y trouve également une multitude de conseils et d’astuces afin de ne pas tomber dans les pièges de la réussite qui peuvent se présenter après des débuts prometteurs. Ce guide peut être utilisé également comme un support pédagogique pour familiariser les collégiens et les personnes qui ont perdu leur emploi à la création et gestion d’une micro-entreprise. Quels sont les points essentiels analysés dans ce guide ? Les points essentiels analysés dans ce guide sont: 1 L’analyse financière du projet 2 L'étude de marché 3 La gestion quotidienne d'une micro-entreprise PREFACE L’initiative de sortir de sa condition ou tout simplement de trouver les moyens de sa subsistance appartient à chacun, même aux plus pauvres d’entre nous. Créer son entreprise ou dynamiser une activité existante sont des défis dignes de chacun. L’argent n’est plus forcément un obstacle, et ce grâce notamment au développement du micro crédit dans de nombreux, pour ne pas dire tous les pays en voie de développement. Une institution de micro crédit digne de ce nom ne se contentera pas de fournir une somme d’argent mais fournira aussi un appui technique... Monsieur Philippe OMNIMUS PRESIDENT ADA (Appui au Développement Autonome) |